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Diagonale des Fous 2021, la quatorzième !

grr 2021 antoine 01Le Grand Raid de la Réunion et moi, c’est une longue histoire. Lui, il s’est installé dans le calendrier des trails comme le volcan de la Fournaise sur l’Île intense, imposant, inquiétant, attirant, explosif, et moi, je ne suis qu’un visiteur, un éphémère coureur qui laisse à peine ses traces de pas sur les longs chemins Péi qui traversent l’île du Sud au Nord l’espace d’une folle aventure nommée « la Diagonale des Fous » !
Depuis ma première édition en 2007, je suis resté fidèle, m’alignant chaque année au départ de ce monstre de trail, y trouvant à chaque fois du renouveau, que ce soit par le parcours, la météo, les rencontres, l’énergie disponible, les aléas, en me régalant de l’ambiance démentielle du départ, des paysages extraordinaires, de l’engouement local, de mes gestions de course en remontada, de l’amitié que me témoignent autant d’anonymes que de connaissances.
En avoir été privé en 2020 n’a fait que décupler mon envie de boucler une quatorzième fois ce qui est devenu mon ultra préféré, mon leitmotiv en toute circonstance.
A moins d’une semaine du départ, Cédric Chavet, Philippe Cabrera et moi partons en reconnaissance de la nouvelle portion de cette édition, entre la Brèche et Dos d’Âne, en partant du Maïdo. Les sensations sont bonnes, je suis égal à moi-même en me perdant une dizaine de kilomètres, ce qui donne une trentaine de bornes, et surtout 2500m- qui laisseront des traces 3 jours durant à nos petits mollets! La section ne sera clairement pas plus simple que la sortie habituelle par le Maïdo, mais ludique et belle.
La projection du film « Au-delà du Temps » à Saint Denis, présenté par Ludo Collet, monte encore d’un cran mon curseur motivation ; une magnifique leçon de courage et de volonté dégagée par Laurie Phai et Ludo.


Il est temps de prendre le départ !


Jeudi soir, Saint Pierre, je rentre dans la « fosse », nom donné à la petite arène réservée aux coureurs élites dans laquelle se pressent les journalistes en quête de confidences et d’émotions. La plupart des coureurs sont concentrés sur l’effort à venir et se cachent derrière leurs futurs adversaires pour échapper à un interrogatoire pourtant bref, comme des canards à la fête foraine courbant le cou pour éviter les anneaux jetés par les enfants.
Pendant ce temps, les speakers enflamment la foule, les décibels s’envolent et la musique propulse ses ondes dans tout Ravine Blanche, secouant jusqu’à la moelle nos corps encore à l’arrêt.
Cette fois nous y sommes ! Presque 21h, la petite troupe est conduite jusque sous l’arche de départ, suivie des 500 coureurs de la 1ère vague. Chaque 10 minutes il en partira 500, et cela jusqu’à libérer les 2500 Fous.
« Phénoménal » peut définir le départ du Grand Raid de la Réunion. Des kilomètres de spectateurs bordent notre échappée vers les hauts, nous acclamant avec une telle ferveur que certains d’entre eux finiront la soirée aphones.
La stratégie de mon ami Cédric Chavet et coéquipier « Font Romeu Pyrénées 2000 » (avec en 3e larron sur la Diag Benoît Girondel), est de rester sage en début de course, c’est-à-dire en ne me quittant pas d’une semelle.
De cette façon, et contrairement aux 5 dernières éditions, les trailers nous doublent par paquets, et cela n’en finit pas de m’étonner, jusqu’à me mettre le doute sur mon allure. Il est vrai que je suis relax, mais tout de même, j’ai l’impression d’avoir loupé une info, comme la promesse de son poids en Dodo offert aux cinquante premiers qui pointeront à Vidot !
Cédric se laisse souvent entraîner quelques mètres par un de ces peut-être avides buveurs de bière locale, et freine brusquement lorsqu’il le réalise en se retournant pour me voir.
Nous longeons un champ de canne arrosé par des tourniquets. C’est la douche immédiate, mon tee shirt est trempé, c’est très con. Un coup à attraper froid dès que le vent frais se lèvera.
Nous pointons à Vidot, 14km et 650m+, 21e finalement, un peu plus bas dans le village que les autres années. Ravito express assuré par Anne, puis nous continuons rapidement. Au point habituel de pointage, je regarde ma montre, 1h13, (entre 1h11 et 1h14 sur 9 ans), mais déjà ravitaillé cette fois, ce qui signifie que l’allure est très correcte, et que les autres sont allés fort !
A partir de là, les cris de la foule s’estompent, le chemin se resserre, la nuit n’est plus travestie par les lampadaires, seule notre frontale permet de tracer notre voie. Le Grand Raid commence, la nature nous absorbe aussi sûrement qu’une baleine avale un nuage de krill. Nous nous enfonçons dans des entrailles de verdure défendues par des troncs noueux qui se tordent au sol comme dans les airs, autant de pièges à éviter, mettant nos sens en éveil. C’est vraiment ça le trail, pour moi, faire corps avec l’environnement, me fondre dans la nature, découvrir et m’adapter au terrain au fur et à mesure.
Je suis seul à présent. Cédric remonte tranquillement la petite file de coureurs qui serpentent plus haut. Il est en forme l’animal ! Je double cependant quelques fusées en panne de carburant et arrive à Notre Dame de la Paix, 19e , au moment où Cédric repart. 2h32, c’est plus rapide que prévu, mais les conditions climatiques très douces doivent jouer. Cette fois je ne me suis pas perdu ! Je remercie Cathy qui termine de s’occuper de moi et pars à l’assaut d’une belle bosse de 800m pour atteindre le sommet près de Piton Textor. J’aime cette partie ascendante dans l’herbe haute bordée de buissons. La forme est bonne et je commence à me réchauffer après avoir enfilé un coupe-vent et des gants. Devant moi j’aperçois une dizaine de coureurs éparpillés au gré des courbes de niveau tandis que la pleine lune permet de distinguer les montagnes lointaines nous écrasant de leur imposantes silhouettes sombres. A la manière des fourmis, nous filons en ligne incertaine vers un but encore invisible, animés d’une volonté farouche, faisant fi des obstacles.
Un replat me permet d’accélérer un peu. Je rattrape Nicolas Rivière, second l’an dernier avec Ludo Pommeret. Nicolas sera l’an prochain dans notre team élite Globetrailers, avec entre autres Cédric Chavet et quelques surprises…
Pour l’heure, nous accordons nos foulées dans la forêt de Cryptomérias. jusqu’à déboucher plus haut au parking Nez de Boeuf, 39 km / 2450m+, 4h19 et 14e . La remontée est régulière.
Je fais ensuite une descente prudente jusqu’à Mare à Boue. J’ai l’impression qu’au fil des ans je suis moins incisif en descente, et hélas moins puissant en montée. C’est peut-être dans « l’ordre des choses » , mais je n’ai pas dit mon dernier mot 🙂
En attendant de travailler ma puissance musculaire pour l’année prochaine, je suis en pleine édition 2021, et je ne suis pas sorti de l’auberge !
Le terrain est plus sec que prévu, une aubaine que je mets à profit pour économiser mon énergie. Je suis conscient de ma vitesse un peu réduite et je me demande si ce n’est pas en mémoire des difficultés rencontrées en 2019 à vouloir rattraper mon retard après m’être égaré. Je l’avais payé cher dans la montée du Taïbit, et la seconde moitié du GRR avait été terrible.
Je trouve Anne au ravito de Mare à Boue, 13e . Cédric est à 8’, cool pour lui.
La portion suivante est fameuse, 10km, 800m+, mais sur un sol jonché de cailloux. Le chemin n’est que monotrace rocheux, parfois boueux entre deux tas de pierres ! Suivi cette fois de Quentin Stéphan, un jeune coéquipier Lafuma de 2010, je grimpe rapidement pendant une heure, en ne rattrapant qu’un coureur (connu sous le nom de « casquette verte »), puis j’ai encore le sentiment de subir le relief. Non de non, ça commence à me chauffer. Rien à faire, je dois patienter jusqu’à rencontrer un profil plus favorable, faux plat ou descente douce.
C’est enfin la descente abyssale sur Mare à Joseph. Trace très étroite, bourrée de virages en épingle, aménagée d’échelles, glissante. Elle demande beaucoup d’agilité. Quentin me fait remarquer qu’en 2019 nous descendions ensemble ici et que nous allions si vite que nous avions doublé 6 coureurs. Merci, ce ne sera pas pour cette fois !
Cilaos un peu plus bas nous accueille, cette année plongé dans l’obscurité, eu égard au départ avancé d’une heure.
Anne m’attend devant le stade. Je me change, chaussures comprises, troquant mes Speedgoat Evo contre des Challenger ATR 6, plus adaptées route et chemin.
Me voilà requinqué. Je pointe 12e en 8h16, 20’ de plus que prévu, mais peu importe, je me sens bien, et je suis très content de vivre une fois de plus cette Diagonale des Fous, énormément encouragé par les Réunionnais, que je remercie au passage et encore aujourd’hui.
Direction le Pied du Taïbit. Le jour se lève à cascade Bras Rouge. Il y fait frais, contrairement aux autres fois, et c’est un plaisir de suivre le petit sentier pentu, d’autant plus qu’il est de surface assez propre. Ca file ; il faut à peine plus d’une heure pour arriver au pied du col du Taïbit. Anne et Cathy sont là. Nous ne nous reverrons plus avant la Possession, soit dans 12 heures !
Me voilà 9e à l’amorce de ce colosse tant attendu par maints trailers, le juge de paix avant l’entrée dans Mafate.
En fait, il déclenche bien plus de peur que de mal. 800m+ en 4km, il se grimpe bien, à l’ombre, et présente plusieurs occasions de relancer en trottinant pour qui le peut, ce qui permet de réoxygéner les muscles, de se détendre et de gagner du temps. La forêt est dense, des cheveux d’argent pendent des arbres, et parfois, des passages en bord de falaise offrent des vues saisissantes sur les pics alentours. La Diagonale me transporte.
Le col est franchi, avec Quentin, et nous descendons vers Marla. La température a nettement grimpé, ce qui est normal à présent que le paysage s’ouvre en une vallée verdoyante à la végétation plus rase. Le ravito est dans une cuvette. C’est Sylvain Ratia, créateur des coupe-vents RMIND, résidant dans les Corbières près de chez moi, qui m’accueille. En deux temps trois mouvements j’ai bu du chia, avalé de la banane, rechargé en poudre énergétique Hydraminov et rangé quelque nourriture dans mon sac.
Je reprends du poil de la bête sur le sentier varié qui se présente. De nouvelles passerelles en bois évitent le laborieux cheminement sur les rondins précédant le col des Boeufs.

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Nous grimpons bien cette fois, puis nous courons vite sur la large piste menant à la Plaine des Merles.
8e, toujours en remontée régulière, j’apprends que Cédric caracole à 42’ en 3e position ! Génial !
Devant moi, à 3’, se trouve Mike Aigroz, coureur suisse, ancien pro de triathlon brillamment reconverti dans l’ultra.
C’est dans l’irrégulier chemin menant à Ilet à Bourse que je le rejoins. Nous discutons un peu, histoire de faire connaissance et j’apprécie immédiatement le bonhomme 🙂 Nous marquons une pause devant les grands bambous regroupés en bordure de piste pour admirer leur gigantisme. Nous ne sommes pas à quelques secondes !
A Grand Place les Bas, nous sommes déjà bien cuits, Mike et moi. Quentin a pris un méga coup de chaud et a hélas complètement décroché peu avant.
Passé le ravito, nous peinons à gagner le sommet pour replonger aussitôt sur Roche Ancrée. Je me ressaisis, car après tout j’ai passé des mois en Grèce à cuire au soleil pendant mes longues séances de trail et de vélo, bien davantage qu’ici. Je visualise alors des images plaisantes de mon séjour en plein cagnard, les montagnes couvertes d’herbes sèches aussi jaunes que la paille, le ciel d’un bleu « loulaki » comme il est coutume de l’appeler là-bas, les figuiers de barbarie au vert éclatant portant au bout de leur palettes épineuses des fruits jaunes ou orange délicieux. Ca y est, je sens que disparaît l’oppressante chaleur, je me redresse et respire plus calmement.
Roche Plate enfin !
Dylan Bowman est sous une couverture de survie depuis 20’ me dit-on. Il s’apprête à repartir.
C’est René Tassan, coureur Globetrailers d’Aix-en-Provence qui est descendu du Maïdo jusqu’ici pour s’occuper de Cédric et moi. Merci mille fois ! Je repars avec une grande énergie.
Après la petite montée jusqu’à la Brèche, c’est le nouveau parcours. Je vais vite au milieu des rochers, sautant les marches les unes après les autres avec rapidité et relançant dès que possible quand le terrain s’adoucit. La chaleur est encore présente en plein milieu d’après-midi à une altitude si basse, moins de 500m à l’approche de Deux-Bras. Alternance de montées et descentes, la portion est usante. Une dernière partie dans le sable de la rivière des Galets me conduit au point de ravitaillement où Ambroise Carpin, raider réunionnais de mes amis, attend patiemment mon arrivée, trois quarts d’heure après le passage de Cédric.
Patate douce en poche, je monte Dos d’Âne sans perdre de temps. A rythme régulier, il me faudra tout de même 1h15 pour poser le pied sur l’asphalte de la route sommitale, pas très rapide pour un Tonio, mais bon, je sais maintenant à quoi m’en tenir : puissance musculaire encore et encore. Je suis déjà motivé pour la suivante, une réflexion qui me fait sourire tandis que je dévale le Sentier de Bord en 6e position.
J’aime le Chemin Ratineau ! Il est merdique à souhait. Ensuite j’aime la montée de la Cala, car elle est merdique à souhait, avec sa pente très forte au milieu d’un fatras végétal et minéral diabolique, et pour cause, nous passons devant les restes de la chapelle de la sorcière Kaala.
Dans le cas où un mauvais sort planerait encore dans les parages, j’assure ma pose de pied sur les barreaux très irréguliers des 2 échelles qui ne tardent pas à se présenter, puis je fonce dans la forêt sans demander mon reste, profitant de la lumière du jour pour bondir entre les cailloux.
J’arrive ainsi à la tombée de la nuit à l’école Evariste de Parny où la maîtresse des lieux pour moi n’est autre que Anne 🙂
Une belle ambiance m’attend. Le public est chaleureux, ça sent la fin de course proche et je commence à mesure l’exploit (relatif, mais tout de même :-))
Je m’élance donc vers le chemin des Anglais, que j’aime et vous savez à présent pourquoi, en me remémorant ce qu’il me reste à courir… et à marcher.
Je rencontre Richeville Esparon, 2 fois vainqueurs du GRR, qui porte aujourd’hui la casquette de commissaire de course. On discute un petit moment.
Encore une fois je me sens bien mais je trainaille pour arriver à la Grande Chaloupe.
L’ancienne locomotive est toujours là, posée sur ses rails comme un aigle naturalisé sur sa branche, en éternelle position d’envol, figée dans cette posture grotesque, pâle imitation d’un heureux vécu.
Je n’ai pas l’intention de rester là ! Je repars sans tarder pour en finir avec ce chemin des Anglais qui grimpe jusqu’au village de Saint Bernard. Les dalles de laves sont plus régulières sur cette seconde partie, plus larges aussi, ce qui me permet de courir, même en côte. Au moins, avoir réduit l’allure avant me donne des ailes en fin de course. Je trottine donc la plus grande partie de la montée jusqu’à la ville, m’assurant ainsi de n’être pas rattrapé. Pour autant je ne me rapprocherai pas assez de Francesco Cucco.
La dernière montée jusqu’au Colorado est agréable dans la végétation basse et dense. C’est encore une atmosphère différente, avec une connotation de final très satisfaisante !
Le sommet est atteint, je lâche un « yes » retentissant ; finie la montée, les 9400m+ avalés ! Plus qu’à me laisser glisser jusqu’à l’arrivée, enfin, c’est peu dire, car les 5 derniers km sont encore acrobatiques, et disons-le, bien merdiques, donc ça n’étonnera plus personne si je dis que j’aime cette descente 🙂
Les minutes s’égrainent, je dépasse les derniers concurrents de la Mascareignes que j’encourage tout en gardant les yeux fixés sur le sentier. La voix de Ludo Collet me parvient déjà, je laisse derrière moi les derniers lacets, restant très vigilant jusqu’à sortir du tunnel et enfin poser le pied sur du macadam ! J’y suis presque, une ultime chevauchée sur le bord de route, puis j’entre dans le stade encore bien animé à cette heure, et je savoure les deniers mètres. Une 14e fois certes, mais je vis alors un instant unique que je partage avec mes amis et tous ceux qui me suivent. Oubliées, les douleurs et les peines, oubliés, les doutes et les coups de chauds, ne compte à présent que le bonheur d’une mission accomplie, que le plaisir de voir des yeux brillants autour de moi. Est-ce tout simplement le reflet des miens, ou sommes-nous en communion, rapprochés autour d’une même passion ? Je n’ai pas la réponse, je dois revenir l’année prochaine ; j’ai un an de bonheur à me préparer avec acharnement et envie pour encore donner le meilleur.
Que la fête continue 🙂
Un Grand Bravo à Cédric qui termine 4e ! Il la tient enfin, sa place dans le top 5 !
Merci infiniment à tous ceux qui m’ont aidé, de près ou de loin, qui m’ont bombardé d’ondes positives, facilité la logistique ou accompagné dans mon voyage.
Merci à tous mes partenaires, je vous dois tant ! Unifer, Hoka, Effinov, Htmoi, Team Globetrailers, Font Romeu Pyrénées 2000, DoussyLoc, Le Vacoa
Merci à Anne et Cathy, vous êtes des ravitailleuses professionnelles, et je n’oublie pas ceux qui se sont joints au dispositif d’assistance cités dans ce récit.
A bientôt !

 

Ps : au fil des éditions, je lis de tout concernant mes résultats sur ce GRR, normal après autant d’années, alors voici le récapitulatif réel :
2007 : 2e , j’ai 37 ans
2008 : 4e
2009 : 3e
2010 : 2e
2011 : 4e
2012 : 2e
2013 : 4e
2014 : 12e après le Tor des Géants
2015 : 1er
2016 : 2e
2017 : 2e
2018 : 4e
2019 : 28e , l’année où la tête de course s’égare
2021 : 6e

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Globetrailers et stagiaires de septembre (sur 16 stagiaires, 10 participaient au GRR, 9 ont fini) :

 

- Prunel Cubizolles, 30e fille, 44h35,

- Sandrine Gautier, 34e fille, 45h17,

- Manon Bourduge, 53e fille, 49h10,

- Julie De Luca, 109e fille, 57h38,

- Odyle Monteils, arrêtée sur chute à Notre-Dame de la Paix.

 

20211019 175545Avant le départ

 

- Cédric Chavet, 4e, 24h08,
- Antoine Guillon, 6e, 25h07,
- Sébastien Dodain, 45e, 31h46,
- Jérôme Pruvot, 71e, 33h25,
- Laurent Luccioni, 149e, 36h31,
- Olivier Lejeune, 249e, 39h01.
- Eric Delaroche de Bransat, 353e, 41h10,
- Grégory Fabre, 465e, 42h46,
- Sébastien Andriol, 499e, 43h10,
- Arnaud Laplanche, 784e, 46h41,
- Olivier Clain, 1148e, 57h40,
- Thierry Dufaud, 1177e, 51h58,
- Olivier Vançon, 1195e, 52h23,
- Richard Voilquin, 1443e, 57h16,
- Jean-Bernard Hoarau, 1477e, 57h40,
- Rodolphe Boulay, 1634e, 60h06,
- Dominique Eléonore, 1763e, 63h19,

- Gilles Laudren, arrêté à Notre-Dame de la Paix.
- Gilles, arrêté à Notre-Dame de la Paix.
- Kamil Khial, arrêté à Mare à Boue,
- Antony Garreau, arrêté sur blessure à Cilaos,

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Podium M2 avec Cédric à gauche et Sandrine Gautier à droite. 

 

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Cédric + le 1er Réunionnais Judicaël Sautron et Miss Réunion 

 

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Podium M3 avec Antoine 

 

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Odyle + Antoine  + Éric Honoré 

 

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