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2ème défi du projet des 7 merveilles françaises

Record de la traversee du massif central.
 
200 km 8040 m+ 7540 m - en 30h15
 
2 ème défi du projet des 7 merveilles françaises.
 
Récit première partie :
 
Un nouvel itinéraire crée par le guide de moyenne montagne Damien Poulet en collaboration et validé administrativement par le Parc des volcans d'Auvergne.
 
200 km 8040 m + 7540 m- de Murat jusqu'au sommet du puy de dôme en passant par les magnifiques départements du Cantal et du Puy-de-Dôme  sur une grande partie du Parc des volcans d'Auvergne et de la Chaîne des Puys inscrite au "Patrimoine Mondial de l'UNESCO". 
 
J'ai bouclé et validé sur le terrain cette nouvelle trace officielle en 30h15.
Il y a la performance, oui, mais aussi la découverte du territoire, le respect des propriétés privées, des estives et des troupeaux. 
Cela peut donner l’envie à des trailers en quête d’aventure de le faire en plusieurs jours, avec de nombreux gîtes-étape pour faire un stop et une bonne dégustation
de produits locaux.
 
Le départ de ce défi est donné à 12h30 de la maison du parc des volcans de Murat par la directrice et Mr le Maire. 
 
Quelques journalistes, amis et fans sont présents. 
Plusieurs coureurs locaux feront un bout de chemin avec moi afin de partager cette belle aventure. 
Dès la première montée un cerf coupe la route à Mika, plus de peur que de mal pour ce spectacle incroyable. 
La météo est clémente si bien que l'on passe les 41 premiers km dans le massif du Cantal dans des conditions incroyable avec des paysages à couper le souffle avec le Plomb du Cantal à 1855 m d'altitude , le bec de l'aigle et le Puy Mary à 1783 m. 
En fin d'après-midi le brouillard et le froid s'installent.
La traversée du plateau de Cézallier à 1100 m d'altitude appelé également la petite mongolie est d'une beauté incroyable,froid et désert d'arbre nous courons tout en cherchant notre chemin à l'aide de nos gps. 
Les aubracs et les salers, vaches de la région sont les habitantes de ce cadre naturel préservé,elles sont très gentils tant qu'elles ne sentent pas leur veau en danger.
 Dans ce climat très rude nous croisons de temps en temps des burons, petite maison en pierre couverte de lauzes ou d’ardoises, qui ont accueilli de manière saisonnière, de mai à octobre, les bergers des troupeaux de vaches salers, dits buronniers. On y trouvait une modeste pièce d’habitation où l’on fabriquait le fromage (Cantal, Saint Nectaire, Salers) durant l’estive. Les burons ne servent plus d’habitat et de lieu de fabrication du fromage mais sont encore visibles, disséminés dans les montagnes.
Après un bon ravitaillement au km 60, nous reprenons notre chemin sur une partie roulante et asphaltée qui regorgent de magnifiques chevaux provenant des haras avoisinant. 
Les kilomètres passent mais ne se ressemblent pas, le soleil se couche pour nous faire rentrer dans une nuit noire et déserte du au couvre feu. 
Nous avons la chance de rencontrer des animaux sauvages comme des renards, des blaireaux, des martes, des biches et des sangliers entre les chemins boueux et les tourbières qui nous mènent jusqu'au pied du massif du Sancy. 
Km 115 nous voilà au lac Pavin, il fait encore nuit, c'est dommage car le site est magnifique . Ce lac d'origine volcanique et de forme presque parfaitement circulaire avec un diamètre de 700 à 800 m et une superficie de 44 ha, il a une profondeur de 92 m, ce qui en fait le plus profond d'Auvergne.
 
Un grand à tout ceux qui m'ont suivi et qui m'ont accompagnés dans cette aventure Volcanique.